vendredi 4 janvier 2008

Festival du film de Baghdad


L'association des cinéastes irakiens sans frontière organise ce festival, premier évènement du genre en Irak depuis deux ans, qui se tiendra dans un grand hôtel de Bagdad. Initialement prévue à la mi-décembre, la rencontre a été retardée d'une semaine et s'est déroulé du 26 au 29 décembre.
"Les 55 films visionnés sont des long-métrages, des documentaires mais également des court-métrages expérimentaux", venus notamment d'Egypte, de France, du Danemark, de Belgique, d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Maroc, de Singapour, des Philippines, de Koweït, Bahreïn et du Qatar, selon M. Arradi.
Plusieurs de ces films ont été déjà présentés dans d'autres festivals internationaux et certains ont été récompensés.
Un festival de courts-métrages s'était tenu en 2005 à l'hôtel Al-Mansour dans le centre de Bagdad.
L'industrie du film irakien remonte aux années 1940 et le cinéma était très populaire dans les années 70 et 80. La guerre Iran-Irak (1981-1988), la première guerre du Golfe (1991) puis les sanctions internationales ont plongé l'industrie cinématographique locale dans le déclin.
Après l'invasion américaine en mars 2003, de nombreux cinémas ont été attaqués et brûlés, et la presque totalité sont aujourd'hui fermés.

mercredi 2 janvier 2008

Damas, capitale culturelle du monde arabe 2008


Damas, capitale culturelle du monde arabe 2008, proposera tout au long de la nouvelle année des activités musicales, théâtrales et intellectuelles, auxquelles participeront la diva libanaise Fairouz, l'intellectuel américain Noam Chomsky ou l'écrivain tchèque Milan Kundera.
Chaque année, la Ligue arabe désigne une capitale de la région pour accueillir diverses activités culturelles et artistiques. Alger avait été désignée pour 2007.
Fayrouz, sacrée plus grande chanteuse arabe depuis la disparition de l'Egyptienne Oum Kalsoum, se produira à partir du 28 janvier dans l'ancienne capitale des Omeyyades (661-750), vingt ans après son dernier concert en Syrie.
En mai, une conférence réunira le linguiste et politologue américain Noam Chomsky, l'écrivain tchèque Milan Kundera et la romancière Isabel Allende, proche parente de l'ancien président chilien Salvador Allende.

lundi 31 décembre 2007

La BBC va lancer une chaîne en arabe 24/24


Ca doit etre une effet de mode aprés Euronews et France 24 c'est au tour de la BBC
Le BBC World Service, branche internationale de la BBC, va se voir accorder une rallonge budgétaire, laquelle lui permettra de lancer début 2008 une nouvelle chaîne de télévision en arabe diffusant ses programmes 24h/24.
Alors que la BBC en arabe ne devait être dotée d'un budget initial que de 19 millions de livres (27,4 millions d'euros) pour une diffusion 12 heures par jour, la rallonge de 6 millions de livres (8,6 millions d'euros) par an lui permettra de diffuser ses programmes en arabe 24h/24.
Le directeur du BBC World Service, Nigel Chapman, s'est félicité d'une bonne enveloppe afin de garantir au Proche-Orient un meilleur accès "au journalisme renommé de la plus haute qualité et une plus grande opportunité de dialogue et de débat". "Nous pensons que ce sera un apport populaire et de valeur pour le public de cette région tourmentée".
Les radios du BBC World Service émettent en 33 langues touchant un public estimé à 183 millions de personnes.

samedi 29 décembre 2007

Omar Sharif, véritable légende du grand écran

«Ma philosophie de la vie est très facile à retenir : quand vous
sortez de chez vous, il faut être prêt à aimer tout le monde »

Véritable légende du grand écran, Omar Sharif compte à sa filmographie plus d’une soixantaine de longs métrages, tournés au cours d’une impressionnante carrière qui a débuté il y a plus de quarante ans.
Omar Sharif a été cité à l’Oscar du meilleur second rôle et a remporté le Golden Globe pour son interprétation de l’ami de Peter O’Toole, Ali Ibn Kharish, dans Lawrence d'Arabie (Lawrence of Arabia) (1962) de David Lean. Il a obtenu un second Golden Globe du meilleur acteur en incarnant le poète-médecin russe dans Docteur Jivago (Doctor Zhivago) (1965) toujours sous la direction de Lean. Il est également célèbre pour son rôle face à Barbra Streisand dans Funny Girl (1968) de William Wyler et sa suite, Funny Lady (1975) d’Herbert Ross.

Né dans une famille bourgeoise de commerçants catholiques, Michael Shalhoub voit le jour le
10 avril 1932, à Alexandrie en Egypte. C’est au lycée anglais de cette même ville, qu’il fait ses
débuts sur scène à treize ans. Ebloui par le bonheur de jouer, il décide alors de devenir acteur.
Sous le nom d’Omar Sharif, il débute au cinéma en 1954 sous la direction de Youssef Chahine
dans «Ciel d’enfer». La même année, pour épouser sa partenaire à l’écran Faten Hamama, qui est alors la superstar des écrans orientaux, il se convertit à l’Islam. Toujours en 1954, le film est
présenté au Festival de Cannes ce qui lui ouvre es portes du cinéma français. En effet, remarqué par Jean-Claude Pascal, celui-ci lui propose un second rôle dans «La châtelaine du Liban» (1956), puis, Jacques Baratier l’engage pour être la tête d’affiche de «Goha» (1958) avec la jeune Claudia Cardinale. Parallèlement, il tourne dans une vingtaine de productions égyptiennes et devient une énorme vedette du cinéma arabe. En 1962, David Lean le choisit pour interpréter Sherif Ali ibn el Kharish dans «Lawrence d’Arabie » avec Peter O’Toole. Sa magistrale prestation lui vaut une reconnaissance planétaire, deux Golden Globes et une nomination aux Oscars. Désormais appelé Omar Sharif, il entame une carrière internationale
et tourne pour les plus grands cinéastes, parmi lesquels : Anthony Mann pour «La chute de l’Empire Romain» (1963), Fred Zinnemann pour «Et vint le jour de la vengeance» (1963), Denys de La Patellière pour «La fabuleuse histoire de Marco Polo» (1964), Anatole Litvak
pour «La nuit des généraux» (1966), William Wyler pour «Fanny Girl» (1967) et Terence Youngpour «Mayerling» (1968). En 1964, pour le rôle titre dans «Docteur Jivago» de DavidLean, il remporte un second Golden Globe. Dans les années soixante-dix, Omar Sharif,
devenu une star mondiale, divorce de Faten, entame une vie de play-boy aux multiplesconquêtes et enchaîne les tournages à travers le monde. On le voit notamment dans «Les cavaliers » (1971) de John Frankenheimer, «Le casse» (1971) d’Henri Verneuil et «Funny lady» (1974) d’Herbert Ross. En 1972, il participe à la fameuse série télévisée d’Henri Colpi et de Juan Antonio Bardem : «L’île mystérieuse» d’après le roman de Jules Verne. Il y campe un Capitaine Nemo extraordinaire qui fera de cette production un triomphe. Par la suite, Omar Sharif, joueur invétéré, perd parfois de grosses sommes d’argent ce qui l’oblige à accepter des rôles indignes de son talent. En 1991, il joue pour Henri Verneuil, un rôle sur mesure, celui d’Hagop le père, dans un film en deux parties qui relate la jeunesse de Verneuil : «Mayrig» et «588 Rue Paradis». Il tourne aussi dans bon nombre d’émissions télévisées, dont :
«Catherine la Grande» (1995) avec la belle Catherine Zeta-Jones. De plus en plus rare à l’écran, Omar Sharif est couronné d’un César du meilleur acteur en 2002, pour «Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran», l’histoire d’un vieil épicier arabe et d’un petit garçon juif, réalisé par François Dupeyron.
Un lien amusant pour jouer avec Omar Sharif au Bridge:ici

jeudi 27 décembre 2007

Amina est Miss Fashion 2007


Vendredi dernier, on a assisté au dernier prime de Mission Fashion 2007 sur la chaîne LBC. C’était une soirée exceptionnelle et on a eu droit a plusieurs tableaux magnifiques….
L’invitée d’honneur était la chanteuse Libanaise Alyssa qui a ouvert le bal pas sa chanson « Ma baddi ».
Le grand styliste Libanais était présent aussi pour la clôture de l’émission et pendant la soirée, on a assisté à un reportage très important qui décrit la vie et le travail du grand artiste.
Voici donc les résultats des votes :
Pour les models, c’est la belle Amina qui e été élue Miss Fashion 2007
Pour les stylistes, c’est Micheal le styliste Libanais qui a gagné cette année la somme de 50000 Dollars.
Toutes nos félicitations à Micheal et Amina !
(source Waleg)

mardi 25 décembre 2007

Alger, capitale de la culture arabe 2007:le Bilan?


L’année actuelle tire à sa fin et celle consacrée à la culture arabe en Algérie aussi. Mais que peut-on vraiment retenir de cet événement ? Aucun bilan, même périodique, n’est fait de cet événement.
L’ouverture du festival a auguré d’un événement consacré aux seules apparences. Les quelques dizaines de festivals ou encore les dizaines d’avant-premières organisées au pas de charge n’ont pas fait découvrir aux Algérois leurs créateurs, loin s’en faut. Les événements de cette « année », qui se déroulaient à « huis clos » ou presque, font éloigner l’Algérien, que l’on prend pour un pauvre bougre n’appréciant jamais la chose culturelle, des spectacles. D’ailleurs, si l’on excepte quelques espaces réhabilités dans un style rococo et toujours ringards, des salles sont restées vides, car non réhabilitées. Les 12 000 places d’une salle de spectacles promises n’ont pu être réalisées. Tout ce que compte le monde arabe de créateurs de subversifs n’ont pas eu les faveurs des organisateurs. Seuls à pouvoir étaler leur génie, les thuriféraires. Le salon du livre auquel ne furent invités que des « copains » dont tous connaissent les mérites en est une preuve. Les Darwich, les Adonis et autre Aswany n’ont pas eu les faveurs des organisateurs, il y a selon ceux-ci mieux... ! « Quelque 400 à 500 titres ont été imprimés dont 200 nouveaux créés par des jeunes talents pour les jeunes lecteurs ». Des 1001 ouvrages devant être publiés, quelques-uns seulement sortiront des maisons d’édition triées sur le volet. L’argent a fait tourner la tête à la muse des créateurs. Mais les pouvoirs publics, qui ont consacré plus de 550 milliards de centimes(5 millions d'euros) à cet événement, s’en soucient comme d’une guigne. Dans la bouche de tous ceux qui ont participé à l’événement reviendra le sujet de l’argent et autres ristournes « offerts » à celui-là et non à celui-ci.
Les Syriens qui reprendront le témoin feront, assure-t-on, oublier un événement qui n’a de culturel que le nom.