jeudi 1 novembre 2007

Le festival Atlantic Andalusia célèbre le patrimoine commun judéo-arabe


La ville Marocaine d'Essaouira accueillera un festival de musique et de culture andalouse, du 1er au 3 novembre. Evoquant le souvenir d'une époque marquée par la coexistence pacifique entre Juifs et Musulmans, les organisateurs de ce festival espèrent diffuser un message de paix par le truchement des échanges culturels.
Grâce à des paroles de chansons mélangeant arabe, hébreu, dialecte parlé marocain et espagnol et en les intégrant sur d'anciennes mélodies andalouses, les organisateurs de ce festival espèrent envoyer un message en faveur des échanges culturels et de la coexistence pacifique.

Le président de l'association Essaouira André Azoulay explique : "C'est une invitation à faire revivre la mémoire commune que nous semblons avoir perdue ; une invitation à retrouver cet âge d'or de la coexistence et de la formation d'une civilisation et d'une culture communes ; une invitation à danser ensemble et à donner une image différente de l'image catastrophique des relations entre Juifs et Arabes telle qu'elle est transmise chaque jour par les médias."
Participeront à ce festival le musicien algérien Maurice El Mediouni, l'artiste marocain Mohamed Ben Omar Ziani, le chanteur marocain Hayat Boukhriss, et un groupe dirigé par Mohamed Amin El Akrami, professeur de musique andalouse à Tétouan, ainsi que la chanteuse Samira Kadiri, accompagnée par le groupe ARABISC.
L'autre rive de la Méditerranée enverra également le chanteur espagnol de flamenco Juan Peña Fernández - "El Lebrijano", de sa ville de naissance de Lebrija -, et la star du flamenco Estrella Morrente.
Ce festival sera également l'occasion de rassembler des spécialistes du patrimoine arabo-juif commun, des chercheurs et des artistes originaires du Maghreb, d'Europe et des Etats-Unis.
Lors de l'émission de lundi un titre de Maurice El Mediouni sera diffusé.

3 commentaires:

Azwaw soumendil awragh أزواو سومنديل آوراغ a dit…

c'est une initiative qui me parait renfermer des intentions plus ou moins douteuses: D'une part la ville d'Essaouira n'est pas à proprement parler un pôle d'Andaloussiat, c'est plutôt une place de la musique gnaoua et surtout la Dakka essouiria. Bien que abderrahim Essouiri soit de cette ville. Les places forte du genre AAla ou musique andalouse, sont bien sûr Fez, Meknes, Tetwan casablanca. Je suis de plus en plus intrigué de la revendication juive du genre Andalous dans l'ensemble des pays du maghreb, revendication qui ne se fonde sur aucune donnée historique avérée.

Wajdi a dit…

Merci de ton commentaire.
Je t'avoue que je ne suis pas assez informé pour te répondre. Mais je prévois de faire une émission speciale musique judéo arabe et d'ici la peut etre que je pourrais te répondre.
Bien à toi

Mario SCOLAS a dit…

Roberto Rodriguez, un percussionniste cubain originaire de New York dira de El Medioni : « Maurice El Medioni est un vrai original. Dans sa musique, on entend de tout : de la liturgie juive au Raï, des romances espagnoles à la Salsa, jusqu’au Jitterbug et au Jazz. La musique est aussi riche et exquise que celle des grands musiciens originaires de Cuba... En écoutant sa musique, la connexion entre arabe et Sépharade est devenue très claire ; il y a la présence forte des rythmes africains et de belles et romantiques mélodies, comme dans une chanson cubaine. »